in memoriam

ESPAGNE

PÈRE LEONARDO GALLEJONES GOMEZ

 

Le 27 juillet 2006, le P. Leonardo Gallejones Gomez décédait des suites d’une longue maladie. L’abbé Manuel Martin Nebot, curé de La Pobla, lui a rendu hommage lors des obsèques, célébrées dans la paroisse de Benlloch (diocèse de Castellon). Extraits de son témoignage.

 

L’été 1986, voilà 20 ans, Leonardo a débarqué dans mon presbytère de Vilanova de Alcolea. Il arrivait d’un collège de sa congrégation en Argentine, et venait en esprit de service pour effectuer un remplacement.

Il n’a jamais cessé de vivre et d’essayer de mettre en actes la marque propre de son charisme de Prêtre du Sacré Cœur de Jésus de Bétharram, à l’école du P. Michel Garicoïts : Me voici, sans retard, sans réserve, sans retour (en arrière). Père, me voici, pour servir les desseins de ton amour.

Nous connaissons tous Leonardo, je dis nous connaissons parce que notre foi au Christ mort et ressuscité nous fait dire que, même s’il n’est plus présent corporellement parmi nous, il vit en Christ de la plénitude de Dieu le Père. Il vit en Lui et il est présent, par Lui, au milieu de nous, dans la communion des saints. Telle était sa prière ces derniers jours : Seigneur, en toi nous avons la vie, le mouvement et l’être… me voici, reçois-moi.

Quand il avait une idée claire, rien ni personne n’aurait pu le faire taire, même pas l’évêque… La clarté de ses propos et de ses attitudes, motivés par une évidente fidélité à Dieu, à Jésus Christ, à l’Évangile et au peuple qu’il servait nous mettait à l’occasion dans l’embarras. Ce fut dur parfois… mais lui, malgré tout, tenait bon, enraciné dans la réalité des gens et du diocèse, et même s’il était incompris, il s’efforçait d’être proche de tous et de rapprocher de Jésus Christ et de l’Évangile : pour être tout à tous, il se fit entraîneur de football, et même d'une équipe féminine, il utilisait les talkie-walkie des chasseurs de palombes, même si ces derniers n’étaient pas des piliers d’église…

Avec ses ombres et ses lumières, comme tout un chacun, ce fut une chance de l’avoir parmi nous… Merci à sa famille qui a veillé sur lui. Merci aux Bétharramites, représentés par le P. Gaspar et le Fr. Théodore, et à ceux qui ont laissé ici leur vie : Sinforiano, Fernando, et maintenant, Leonardo…

Témoignage du Fr. Théodore Miguel